Coronavirus et économie, le bilan

Le 16 avril 2021 par Sophie Faubers | Reply

En décembre 2019, la pandémie du coronavirus a fait son apparition en Chine. En peu de temps, elle s’est propagée presque dans le monde entier. Ce qui a obligé plus de la moitié du globe à se confiner. Au-delà de la crise sanitaire, s’en est également suivie une grave crise économique.

Les conséquences économiques du coronavirus chez les ménages français

Face à la propagation du virus dans le pays, le Gouvernement français a décidé de confiner l’ensemble du territoire national. Cette décision a été prise afin d’éviter la saturation des services de santé. Mais ce faisant, la Gouvernement a aussi provoqué une importante perte d’activité. Certains ont en effet la possibilité de télétravailler, tandis que d’autres n’ont pas cette chance.

Ce qui a provoqué une baisse considérable des revenus chez bon nombre de foyers français. Beaucoup de travailleurs ont tout simplement perdu leurs emplois, à cause du confinement. Et selon les études effectuées, ce sont les ménages les plus modestes et ceux qui ont des enfants à charge qui ont été les plus touchés par la crise. Pour illustrer ces propos, sachez que plus de 24% des ouvriers ont connu des périodes de chômage technique ou partiel, contre seulement 8% chez les cadres. Et bien évidemment, cette baisse des revenus, s’accompagne aussi de la baisse des épargnes et des investissements immobiliers, comme l’en attestent les entreprises comme le cabinet FG-Strategies.com spécialiste du courtage et de la gestion de patrimoine.

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La crise économique et l’amplification des inégalités

Face aux pertes d’emploi et aux baisses de revenus des ménages les plus fragiles, les mouvements sociaux se multiplient. Cette révolution de la population est due en grande partie à l’amplification de l’inégalité sociale, provoquée par le confinement. Cette période a causé le déclassement d’une bonne partie de la population. Ainsi, beaucoup de ménages qui étaient considérés comme appartenant à la classe moyenne ont vu leur niveau de vie baisser considérablement. Et cela a ravivé un sentiment d’injustice qui était déjà pointé du doigt par le mouvement des « Gilets Jaunes ». Le plus inquiétant dans tout cela est que ce problème social ne figure pas dans la liste des priorités des pouvoirs publics. Pour l’heure, ils privilégient davantage les problèmes économiques.

Les conséquences de la politique du « quoi qu’il en coûte » initiée par Emmanuel Macron

Du côté des pouvoirs publics, la pandémie du coronavirus et le confinement ont entraîné une grosse dépense que l’État n’a pas forcément prévue. Comme l’a souligné le chef de l’État dans l’une de ses allocutions, « la santé n’a pas de prix ». Par conséquent, les pouvoirs publics font tout ce qui est en leur pouvoir pour endiguer la propagation de la pandémie et limiter au maximum le nombre de décès.

Certes, il s’agit d’une initiative louable. Mais c’est sans prendre en compte les dépenses faramineuses qui en découlent. Ainsi, durant la crise occasionnée par la pandémie, l’État a dépensé plus de 186 milliards d’euros, notamment pour l’indemnisation des travailleurs touchés par le chômage partiel ou encore le financement de fonds de solidarité. Cette dépense prend aussi en compte le manque à gagner dans la caisse de l’État, engendré par la baisse des impôts.


Rubrique : Finance et société

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